du 7 au 9 avril 2026
Chantal et Hubert Pavie, membres actifs de l’association des Amis de Victor et Théodore Pavie, ont organisé de manière magistrale ces journées, qui ont vu le président, le vice-président (également fils aîné de nos hôtes) et la trésorière, accueillis comme des princes et princesse, chez eux, dans leur belle demeure du XVIIe siècle, à Montesquieu-Volvestre.

Dès la veille au soir, le 6 avril, un apéritif et un généreux cassoulet « maison » (le boucher-éleveur et voisin d’en face, qui l’avait cuisiné pour ses amis de 30 ans, l’apportant lui-même à domicile) nous étaient servis. Joie des retrouvailles et impatience des jours à venir.
Au programme de la première journée du mardi 7 :
– Avec Hubert, impeccable cicerone, balade jusqu’à la table d’orientation du Castéra d’où la vue plonge sur plus de la moitié de la chaîne des Pyrénées. Ce jour-là, le soleil était étincelant et les sommets enneigés aussi. La table émaillée, réalisée par des élèves de CM2, nomme les pics ou les monts et raconte la légende de Pyrène, ensevelie sous la roche.
– Direction la SCA, lieu associatif de résidence d’artistes étrangers et d’expositions, rencontres, accroché au flanc d’une colline. De belles œuvres à l’intérieur comme à l’extérieur.
– Rendez-vous ensuite dans un bar élégant, chez Hervé, place du marché (Ah ! la halle monumentale et historique ! Ah ! l’église fortifiée !) où sont rencontrés les amis de nos amis, dont Michel Banniard, grand médiéviste, directeur d’études émérite à l’École Pratique des Hautes Études et professeur émérite de l’université de Toulouse. Un aperçu enchanteur de la faconde méridionale ! Un verre de vin de pays est bu à la santé de chacun.

– Déjeuner chez nos hôtes de La Mirande (nom provenant de la galerie en bois exposée plein Sud qui court sur la façade arrière). Au menu, poulet gascon et « croustade » (délicieuse tourte aux pommes) en provenance du boulanger local, dont le four est une relique et qui, véritable « artiste-rêveur » ferme avant l’heure ou reste ouvert après.
Après un repos bien mérité, il est temps de passer aux choses sérieuses :
– L’accueil et la présentation dans le jardin, où une collation leur est offerte, des participants du Club de lecture que fréquentent assidument Chantal et Hubert, par ailleurs piliers de la vie culturelle de la région.
– La séance proprement dite se passe ensuite dans la salle de billard, transformée en salle d’exposition par Thomas Pavie, bibliophile éclairé, qui présente sa collection d’éditions originales, d’ouvrages dédicacés, de manuscrits… concernant Victor Hugo et les Pavie. Guy Trigalot évoque le parcours et l’apport de la famille Pavie, répond aux questions sur cette période du romantisme. Hubert, Marieke la fille de Thomas et Fabienne Trigalot lisent des extraits d’ouvrages consacrés aux Pavie (le séjour à Weimar auprès de Goethe, la bataille d’Hernani, la venue d’Alexandre Dumas à Angers…). Des brochures des Journées Pavie sont distribuées et fort appréciées.
– Il est temps de célébrer les 80 ans d’Hubert pour qui Chantal avait préparé une surprise : un buffet de fête préparé par le voisin d’à côté, traiteur de qualité ! Une nouvelle occasion de déguster canapés de foie gras, toasts divers et vins de la Maison Pavie (sans lien de descendance avec les Pavie), 55e Grand cru classé de Bordeaux et de discuter jusqu’à une heure avancée.
Au programme de la deuxième journée, le mercredi 8 :
– Visite du village typique de Carla-Bayle, ancienne citadelle huguenote qui a vu naître Pierre Bayle, philosophe ayant rédigé de nombreux écrits sur la tolérance et la liberté de conscience, bien avant le Traité sur la tolérance de Voltaire. Aujourd’hui, cité de caractère, prisée en son temps par Michel Rocard et Laurent Fabius, elle abrite des magasins d’artisanat, des ateliers, dont celui du peintre Tristan Ra qui nous reçoit et nous explique ses voyages ainsi que sa démarche.
– Hubert, guide intarissable, et Thomas, chauffeur désigné, conduisent ensuite le groupe au Mas-d’Azil, grotte préhistorique ayant servi de refuge aux Protestants, située au début du Parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises.
Il est alors temps de rejoindre Chantal pour partir vers Toulouse.
– Un petit tour en voiture avec les commentaires d’Hubert, sur les boulevards et le long du canal, qui nous permet d’admirer la splendide architecture de la ville rose, ses parcs, ses monuments dont la statue de Pierre Paul Riquet, créateur du canal du Midi, réalisée par David d’Angers !
– Puis, déjeuner à l’Impériale, l’un des célèbres restaurants installés dans une galerie au-dessus du marché Victor-Hugo, et cuisinant à partir des produits frais de son… rez-de-chaussée, donc. Poissons, seiches grillées, canard et crème catalane nous réconfortent totalement.
– Séquence tourisme ensuite avec la beauté de l’arrière du Capitole, une photo souvenir autour du bronze de Claude Nougaro et quelques achats à la boutique des « Trésors de violette ».
– Un dernier verre sur une charmante placette avant le clou du séjour :

– La conférence intitulée « Victor Hugo, Victor Pavie : le poète et son disciple » donnée par Guy Trigalot. L’invitation de l’Académie des Jeux floraux est due à la suggestion d’Hubert Pavie, familier des séance et ayant présenté nos activités à Mme Elisabeth Aragon, mainteneur et maître-es-jeux floraux. 35 personnes ont assisté à l’évocation de la relation entre les deux Victor ainsi qu’à la présentation de l’œuvre poétique de Victor Pavie. Quelques échanges et signatures de livres plus tard, et après de nombreux selfies avec des amis, des membres des familles, les anciens gardiens de la Maison littéraire de Victor Hugo de Bièvres en région parisienne, devant la statue de Clémence Isaure, personnage médiéval semi-légendaire à qui l’on attribue la restauration des Jeux floraux de Toulouse au début du XVe siècle, ou devant un tableau monumental de Louis Boulanger, autre ami de jeunesse de Victor Hugo, vient le temps du dîner offert par les organisateurs. Des cadeaux (livre dédicacé, brochure et confiseries angevines) sont remis au secrétaire perpétuel et des brochures offertes aux participants.
– Une table à la Brasserie des arts, près du Pont neuf, nous accueille autour du secrétaire perpétuel de l’Académie des Jeux floraux, et président de la Conférence nationale des Académies, M. Philippe Dazet-Brun et de trois mainteneurs (dont deux poètes). Les discussions battent leur plein et après la décoration-clin d’œil remise dans la bonne humeur par Thomas Pavie à Guy Trigalot (un magnet « Victor Hugo »), les convives, comblés, se séparent à regret.
Le jeudi 9, jour du départ, un brunch nous est servi par Chantal et Hubert. Après avoir une nouvelle fois échangé autour des trésors de leur bibliothèque (cuisine et gastronomie avec Chantal et œnologie avec Hubert), nous prenons congé de nos hôtes si chaleureux, en nous promettant de nous revoir bientôt.
– Dernier arrêt avant le ruban noir de l’autoroute et sa pause saucisse de Toulouse – aligot : une brocante « dans son jus » où il est encore procédé à l’achat de souvenirs occitans.
Quels magnifiques souvenirs amicaux et quelle joie d’avoir pu faire connaître la famille Pavie et notre association dans ce beau pays de l’ancienne Gascogne ! Merci à Chantal et Hubert, les maîtres de ces inoubliables journées toulousaines !
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